Sélectionner une page

Freedom Ride

 

Depuis 1946, des cyclistes d’Eindhoven viennent chercher la flamme de la libération à Bayeux en Normandie, la première ville française libérée. Chaque année, au 16 septembre, le feu de libération y est allumé.Puis, à l’aube du 17 septembre, la flamme quitte Bayeux et voyage durant deux jours à vélo pour parcourir les 650 kilomètres (anciennement même 750 km) afin d’arriver à la ville d’Eindhoven ,Pays-Bas.

 

Lisez l'histoire historique ci-dessous et profitez également d'images récentes

1946

À l’origine de cette tradition est une conversation qui a dû avoir lieu dans la première moitié de l’année 1946 à la maison de Janus van der Horst, président d’honneur du club cycliste ‘Het Zuid’ (le sud). Les participants sont Van der Horst, le président Piet van de Wouw et « deux messieurs de Philips » : Taco Hoeneveld et Jan Bakker. Le premier travaille dans le département néerlandais, ledernier dans la propagande générale. Mr. Hoeneveld etMr. Bakker ont pris l’initiative de la conversation. Au début, les membres du conseil d’administration de ‘HetZuid’ sont un peu méfiants, ayant peur que l’idée soit plutôt commerciale. Rapidement le contraire est prouvé ; il s’agit d’une « idée brillante » : la récupération du feu de libération à Bayeux.

15 septembre

Course cycliste à Bayeux

Depuis des décennies, une course cycliste à lieu à Bayeux le soir du 15 septembre. ‘La Ronde de Bayeux’ une petite compétition entre la France et les Pays- Bas.

16 Septembre

Allumage de la flamme de la libération à Bayeux

En présence d’habitants de Bayeux, d’écoliers d’Eindhoven, la municipalité de Bayeux et la délégationd’Eindhoven, allument la flamme le soir du 16 septembre.

17 septembre

Départ de Bayeux à Eindhoven

Au petit matin du 17 septembre, les cyclistes repartent avec la flamme. Ils entament une longue journée de 450 kilomètres.

Plus la conversation progresse, plus Mr. Van de Wouw devient enthousiaste. Il est très honoré que son club cycliste soit invité à coopérer, puis au milieu de la soirée, il s’y engage. Toutefois, cela ne veut pas dire que l’idée soit concrétisée facilement. Un bus doit être affrété pour le transport. Malheureusement, les compagnies d’autocars ne semblent pas vouloircoopérer, alors il frappe à la porte de ‘De Kruyf’. Il demande une période de réflexion, son accord arrivedeux jours plus tard.

Reste le problème du financement. Il n’y a pas moyen d’en trouver. Peut-être que les bureaux de Philips à Bruxelles et à Paris peuvent faire une contribution, mais en vain. Hoeneveld est très déçu et voit son plan s’effondrer. Mais les hommes de « Het Zuid » sont déterminés. Ils veulent y aller, si au minimum Philips veut couvrir les frais du bus.

La nourriture, ils l’emporteront. Ce qui compte est leur devise : « Nous allons chercher la flamme à Bayeux! ». Le maire, Mr. H. A. M. T. Kolfschoten, est moins confiant.Il leur demande même : « Vous commencez certainement à Bruxelles, n’est-ce pas ? » Mais une telle tromperie ne traverse même pas l’esprit des hommes de « het Zuid ». L’accord est d’aller à Bayeux, donc Bayeux ce sera.

Entreprise marbrée

La première mise en main de la flamme

C’est le cycliste professionnel Frans van den Broek qui reçoit la flamme des mains d’un militaire britannique pour la première fois en 1946 à Bayeux.

Sans frontières

 

Transfert du flambeau à la frontière entre la France et la Belgique. En arrière-plan c’est l’autobus du cycliste en attendant. À l’époque, les frontières étaient encore importantes.

 

kilometres

%

effort

Cyclistes

Le départ

Entre-temps, Sjoerd de Vrij, chef du service de presse de Philips, s’implique dans le projet. Cela attire une attention journalistique. Un bon dimanche après-midi à 13h, un groupe diverse monte dans le bus de ‘De Kruyf’: des cyclistes , des membres du conseil d’administration, mais aussi d’une poignée de journalistes et un photographe de l’ANP. L’heure du départ est un peu étrange, vu que deux des cyclistes participants doivent encore faire une course à Tilburg. Mr. Van de Wouw profite de l’occasion pour y prendre le micro et sur le parcours il explique aux spectateurs où lui et ses cyclistes vont se rendre. Aussitôt de la nourriture et des friandises sont offerts, y compris un bon jambon de porc. Plus tard, proche de la ville dévastée de Caen, Van de Wouw somme l’équipe à ne pas le couper trop visiblement sur le bord de la route, étant donné qu’enFrance le système de distribution de nourriture est encore en place.

Les cyclistes néerlandais terminent régulièrement sur le podium, malgré la formidable opposition de leurs amis français.

 

Gagnant Pieter van Oirschot (2017 – 2018)

Le soir à 6 heures, le bus quitte Tilburg et roule toute la nuit. Ce n’est qu’à Rouen que le car s’arrête pour une pause. Le groupe fait sa pause dans le bus, sur la chaussée ou dans un portique. Il n’y a aucun moyen de commander quelque chose à manger ou à boire, personne n’a un Franc dans sa poche. Tôt le matin, Bayeux est atteint. Personne n’est au courant. Donc pas de fanfare, pas de comité d’accueil, pas de drapeau. Une cérémonie est organisée vite fait au monument des morts.

Des anciens combattants sont rassemblés et une couronne de fleurs ramenée d’Eindhoven y est déposée.Mr. De Vrij tient un court discours de remerciements et l’adjoint du maire de Bayeux passe la flamme de libération à un officier britannique de la délégation de l’armée encore présente à Bayeux ce jour-là. À son tour, le soldat transmet la flamme au cycliste Frans van den Broek. Après un séjour de moins d’une heure et demie, le voyage de retour est pris.

Après une heure et demie de route

Temps de chien

lI n’y a pas non plus de festivités à Bergen, ni à Bruxelles. Il n’y a que le bus et quelques cyclistes sur la route, dont un d’eux porte le flambeau. Durant tout le trajet du retour, il fait un temps de chien. Tard, très tard, le groupe arrive à Bruxelles. Là, finalement les cyclistes peuvent manger quelque chose de différent que du vieux pain. Une surprise les attend ; Philips Brussels a pu organiser un hôtel pour tous les participants du voyage. Ça fait du bien en particulier aux cyclistes courageux, les pionniers du parcours de la flamme. Le lendemain, le 18 septembre 1946, le voyage à Eindhoven se poursuit sous une pluie battante. À la frontière, les premières personnes intéressées attendent les cyclistes. Beaucoup les rejoignent. Entre Valkenswaard et Eindhoven, le cortège s’étend sur une longueur de plus d’un kilomètre. Des dizaines de milliers de personnes se trouvent le long de la route. À la place du marché le Premier ministre L. J. M. Beel et le maire Kolfschoten attendent le groupe afin d’allumer le feu de libération avec la flamme. Le premier voyage héroïque Bayeux- Eindhoven est ainsi mené à bien.

>Le premier voyage à vélo de Bayeux à Eindhoven date de 1946. A cette période a démarré le premier ‘Lichtjesroute’ (route des lumières) d’Eindhoven. Ces 2 événements sont à la base de la création de la Fondation le 18 septembre.

Aujourd’hui, ces évènements ont toujours lieu. A partir de 1952, les lycéens d’Eindhoven se sont également rendus à Bayeux. Les élèves font des visites éducatives en Normandie sur le thème « Liberté », un programme également suivi par les cyclistes. Les élèves encouragent nos cyclistes et ensemble ils apportent le 18 septembre la flamme de Libération sur la place de l’Hôtel de Ville à Eindhoven lors d’un grand défilé. Le feu de libération d’Eindhoven sera ensuite transmis par des coureurs qui courent jusqu’à Wageningen dans la nuit du 18 septembre, où le feu sera à la base de l’allumage du feu de libération principal des Pays- Bas le soir du 4 mai et de nombreux autres feux allumés en plusieurs endroits aux Pays-Bas.

75 ans plus tard

Nos sponsors

Nous allumerons également le feu de libération en 2020